dimanche, juin 09, 2013
vendredi, avril 19, 2013
Fonctionnement normal et pathologique du système nerveux : la doctrine jacksonienne.
La doctrine jacksonienne, qui s’applique au fonctionnement normal et
pathologique du système nerveux, s’exprime en trois principes :
1.
L’évolution
suit une marche ascendante qui va des centres nerveux inférieurs, les plus
simples, les plus automatiques, mais aussi les mieux organisés, vers les
centres supérieurs, les plus complexes, les plus volontaires, mais aussi les
moins organisés. En somme, la dissolution suit un ordre inverse de celui de
l’évolution.
2.
Il
existe des dissolutions générales et des dissolutions locales. Dans la dissolution générale, le système nerveux
tout entier est sous la même influence nocive, mais les différents centres
nerveux ne sont pas également affectés, car les centres les plus élevés étant
les moins résistants « se rendent » les premiers. Les centres moyens
mieux organisés résistent plus longtemps. Dans la dissolution locale, la maladie d’une partie du système nerveux n’entraîne
qu’une régression locale de l’évolution dans la partie malade.
3.
« La
symptomatologie des maladies nerveuses a une condition double : dans
chaque cas, il y a un élément positif et
un élément négatif. L’évolution
n’étant pas entièrement dissoute, un certain niveau d’évolution persiste »
(Jackson). Le système nerveux étant une intégration hiérarchique de niveaux
d’évolution, chacune de ses désintégrations se traduira par la dissolution
d’une instance subordonnante (aspect négatif) et la libération de l’instance subordonnée
(aspect positif). Toute maladie nerveuse est une révolution. Elle décapite la
hiérarchie régnante et lui substitue les forces anarchiques dont les plus
évoluées ne tardent pas à prendre le commandement et à substituer à l’ordre
ancien un ordre nouveau reconstitué à leur profit.
Jean DELAY – Pierre PICHOT ; Psychologie.
mercredi, décembre 19, 2012
samedi, octobre 20, 2012
EN QUOI LA PIÉTÉ OBSCURCIT.
On
attribue au grand homme, dans les siècles qui lui succèdent, toutes les
qualités et toutes les vertus du siècle où il a vécu – et c’est ainsi que les
meilleurs choses sont sans cesse obscurcies
par la piété qui ne voit en elles que des images saintes où l’on place et
suspend des offrandes de toute sorte – jusqu’à ce qu’elles finissent par être
complètement couvertes et enveloppées et qu’elles apparaissent plus comme des
objets de foi que de contemplation.
NIETZSCHE ; Opinions et Sentences mêlées ; Aphorisme 207.
mardi, septembre 25, 2012
CE QUI LIE ET CE QUI SEPARE.
Ne trouve-t-on
pas dans la tête ce qui unit les hommes – la compréhension de l’utilité et du
préjudice général -, et dans le cœur ce qui sépare – l’aveugle choix et l’aveugle
penchant, dans l’amour et la haine, la faveur accordée à l’un aux dépens de
tous les autres et le mépris de l’utilité publique qui en résulte ?
NIETZSCHE ; Opinions et Sentences
mêlées ; Aphorisme
197.
ATTELAGE A DEUX.
L’obscurité
de la pensée et l’exaltation sentimentale s’allient tout aussi souvent à la volonté
implacable d’arriver par tous les moyens et de se faire admettre exclusivement que
l’esprit secourable, bienfaisant et bienveillant à l’instinct de clarté et de
netteté d’esprit, de modération et de pudeur du sentiment.
NIETZSCHE ; Opinions et Sentences
mêlées ; Aphorisme
196.
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