vendredi, avril 19, 2013

Fonctionnement normal et pathologique du système nerveux : la doctrine jacksonienne.


   La doctrine jacksonienne, qui s’applique au fonctionnement normal et pathologique du système nerveux, s’exprime en trois principes :
1.     L’évolution suit une marche ascendante qui va des centres nerveux inférieurs, les plus simples, les plus automatiques, mais aussi les mieux organisés, vers les centres supérieurs, les plus complexes, les plus volontaires, mais aussi les moins organisés. En somme, la dissolution suit un ordre inverse de celui de l’évolution.
2.     Il existe des dissolutions générales et des dissolutions locales. Dans la dissolution générale, le système nerveux tout entier est sous la même influence nocive, mais les différents centres nerveux ne sont pas également affectés, car les centres les plus élevés étant les moins résistants « se rendent » les premiers. Les centres moyens mieux organisés résistent plus longtemps. Dans la dissolution locale, la maladie d’une partie du système nerveux n’entraîne qu’une régression locale de l’évolution dans la partie malade.
3.     « La symptomatologie des maladies nerveuses a une condition double : dans chaque cas, il y a un élément positif et un élément négatif. L’évolution n’étant pas entièrement dissoute, un certain niveau d’évolution persiste » (Jackson). Le système nerveux étant une intégration hiérarchique de niveaux d’évolution, chacune de ses désintégrations se traduira par la dissolution d’une instance subordonnante (aspect négatif) et la libération de l’instance subordonnée (aspect positif). Toute maladie nerveuse est une révolution. Elle décapite la hiérarchie régnante et lui substitue les forces anarchiques dont les plus évoluées ne tardent pas à prendre le commandement et à substituer à l’ordre ancien un ordre nouveau reconstitué à leur profit.

        Jean DELAY – Pierre PICHOT ; Psychologie.

samedi, octobre 20, 2012

LE PERFECTIONNISME NUIT À LA SANTÉ MENTALE

   
   Le perfectionnisme nuit à la santé mentale , Le perfectionnisme nous coupe du plaisir de vivre .

EN QUOI LA PIÉTÉ OBSCURCIT.


   On attribue au grand homme, dans les siècles qui lui succèdent, toutes les qualités et toutes les vertus du siècle où il a vécu – et c’est ainsi que les meilleurs choses sont sans cesse obscurcies par la piété qui ne voit en elles que des images saintes où l’on place et suspend des offrandes de toute sorte – jusqu’à ce qu’elles finissent par être complètement couvertes et enveloppées et qu’elles apparaissent plus comme des objets de foi que de contemplation.
          NIETZSCHE ; Opinions et Sentences mêlées ;  Aphorisme 207.

mardi, septembre 25, 2012

CE QUI LIE ET CE QUI SEPARE.


    Ne trouve-t-on pas dans la tête ce qui unit les hommes – la compréhension de l’utilité et du préjudice général -, et dans le cœur ce qui sépare – l’aveugle choix et l’aveugle penchant, dans l’amour et la haine, la faveur accordée à l’un aux dépens de tous les autres et le mépris de l’utilité publique qui en résulte ?
     NIETZSCHE Opinions et Sentences mêlées ;  Aphorisme 197.

ATTELAGE A DEUX.


    L’obscurité de la pensée et l’exaltation sentimentale s’allient tout aussi souvent à la volonté implacable d’arriver par tous les moyens et de se faire admettre exclusivement que l’esprit secourable, bienfaisant et bienveillant à l’instinct de clarté et de netteté d’esprit, de modération et de pudeur du sentiment.
         NIETZSCHE Opinions et Sentences mêlées ;  Aphorisme 196.